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Les
adhérents du SEV se félicitent dune progression
de près de 26,7% de leur chiffre daffaires éditeurs
pour les DVD à la vente. Ce développement se fait aux
dépens de la VHS qui, compte tenu du retour sur les exercices
antérieurs, présente une baisse de 63,4% en valeur par
rapport à lexercice précédent.
Le poids de la VHS se fait sentir dans la progression finale du secteur
vente qui présente cependant une augmentation de 11,7% en valeur.
Parallèlement à lactivité de la vente, le
secteur vidéo locatif présente une augmentation de 5,2%
du chiffre daffaires DVD pour les éditeurs.
Larrêt quasi total des sorties VHS pour le marché
locatif génère une baisse de chiffre daffaires VHS
de 90,4%. Ce marché locatif, pour les 2 supports, présente
une diminution de chiffre daffaires de 22,1%.
Compte tenu de lactivité locative, le chiffre daffaires
des éditeurs vidéo membres du SEV a connu une augmentation
limitée à 9,6% en valeur en 2004, en légère
baisse par rapport à laugmentation de 2003 qui était,
elle, de 12,7%.
En revanche, les volumes ont augmenté de 23%, soit une progression
équivalente à celle de 2003.
Il est rappelé que les chiffres daffaires et les quantités
analysés par le SEV correspondent aux livraisons nettes de ses
adhérents tant pour les produits vente que locatif.
On peut noter lévolution des films de long-métrage
qui représentent en 2004 75,2% des ventes en valeur contre 76,1%
en 2003.
A l'intérieur du segment hors-film (24,8% du total), on constate
la stabilité de l'humour et de la musique à 11% du total
ainsi que la progression des ventes de séries TV qui passent
de 5,2% à 7% du total.
Concernant le poids des répertoires dans les films de long-métrage,
le film français passe de 18,2% à 21,1% (de 16% à
18,4% en incluant l'animation).
En termes de quantités livrées aux magasins, les ventes
de DVD ont atteint 111 millions d'exemplaires contre 76 millions en
2003 (+46,7%), les ventes de VHS, 11 millions (contre 23 millions en
2003, soit -52,3%). Le DVD a donc représenté, pour les
éditeurs vidéo membres du SEV, plus de 91% des quantités
vendues et près de 95% du CA, progressant ainsi de plus de 25%.
Ces chiffres sont à mettre en parallèle avec l'extraordinaire
progression du taux d'équipement en lecteurs DVD de salon puisque
lon est passé de 10 à 15 millions de foyers disposant
d'au moins un lecteur DVD fin 2004, soit un taux qui est passé
de 41% à 60% en un an (chiffres GfK). Il faut y ajouter les ordinateurs
et consoles de jeux vidéo. On constate donc que la progression
des ventes de supports DVD est inférieure à celle du taux
d'équipement, ce qui dénote un ralentissement du nombre
de DVD achetés par lecteur ; de même, plus de la moitié
des possesseurs de lecteurs ont celui-ci depuis moins d'un an.
Fort de résultats satisfaisants qui confortent l'ancrage du DVD
dans le paysage audiovisuel français, il faut garder à
lesprit que :
- le développement
des ventes de DVD - hors marché de l'édition vidéo
traditionnelle - à très bas prix devient préoccupant
car il donne du DVD et de son contenu une image dévalorisante
et perturbe de surcroît le consommateur ;
- la contrefaçon numérique se développe : à
linstar des salles de cinéma, le marché de la vidéo
a connu une bonne année mais le haut débit est seulement
en train d'exploser ;
- La location dans les vidéoclubs a connu une année difficile.
Enfin,
le SEV tient à saluer l'arrivée des Laboratoires Eclair
au sein de son collège "Membres Associés" qui
compte désormais 11 membres.
(2
février 2005)
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le tableau des statistiques 2004
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