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Chiffres 2007 de la vidéo
: il faut enrayer la baisse du marché
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Selon
les premières données, le Syndicat de l'Edition Vidéo
Numérique (SEVN), qui regroupe les éditeurs et distributeurs
d'uvres audiovisuelles et cinématographiques éditées
en DVD, observe en 2007, pour la troisième année consécutive,
une baisse du marché français de la vente de DVD au détail
de 11 % en valeur et de 10 % pour les actes d'achat (volume). Soulignons
par ailleurs que la France est le seul parmi les principaux pays européens
à connaître une telle évolution négative
en 2007.
Ainsi, en 3 ans, le marché français a connu une baisse
cumulée de 25% en valeur.
Afin d'enrayer cette baisse, il est aujourd'hui impératif que
les mesures préconisées par l'accord du 23 novembre 2007
issu de la mission Olivennes soient mises en uvre le plus rapidement
possible tant en termes de lutte contre la contrefaçon numérique
qu'en termes de réaménagement de la chronologie des médias
avec un raccourcissement de la fenêtre de sortie des films en
DVD.
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Mission Olivennes : le SEVN
satisfait de l'ouverture prochaine de discussions sur le raccourcissement
de la chronologie des médias
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Signataire
de l'accord « en faveur du développement et de la protection
des uvres et programmes culturels sur les nouveaux réseaux
», le Syndicat de l'Edition Vidéo Numérique* (SEVN)
est satisfait du consensus équilibré dégagé
par la mission Olivennes sur la lutte contre la piraterie numérique
et l'amélioration de la circulation des uvres.
Le SEVN se félicite en particulier que la nécessité
d'un raccourcissement des fenêtres de la chronologie des médias
soit désormais posée et partagée. Il rappelle qu'il
importe de raccourcir le délai de sortie des films en DVD, aujourd'hui
prévu 6 mois après la salle, dans le sens des pratiques
européennes et pour tenir compte de l'évolution des habitudes
de consommation, le rapport Olivennes préconisant sur ce point
un délai à 4 mois.
Le SEVN est satisfait de l'engagement pris par les signataires de l'accord
d'ouvrir des discussions sur le sujet et est prêt à y participer,
dans un esprit d'ouverture et de dialogue.
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Pour un raccourcissement du
délai de sortie des films en DVD
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Le
SEVN, qui réunit en France les principaux éditeurs et
distributeurs d'uvres audiovisuelles et cinématographiques
éditées en DVD ou par voie électronique, est très
attentif aux réflexions en cours sur la lutte contre la piraterie
et le développement de l'offre légale.
Dans ce cadre, tous s'accordent pour considérer que la chronologie
des médias doit être adaptée. Le SEVN demande ainsi
que le délai d'édition des films en DVD, aujourd'hui prévu
6 mois après leur sortie en salle, soit raccourci sur une base
négociée avec les ayants droits.
Cette modification de la chronologie des médias permettra de
prendre en compte l'évolution des modes de consommation et de
lutter ainsi contre la piraterie sans porter atteinte à l'exploitation
des films en salle, comme en attestent la durée moyenne d'exploitation
des films en salle (près de 80% du total des entrées est
atteint après 4 semaines) et les comparaisons étrangères
(délai moyen de 3 à 4 mois pour la sortie des DVD).
Cette modernisation de la chronologie des médias est essentielle
pour le dynamisme de l'édition du DVD, champion de l'offre légale
et formidable succès populaire, et plus largement pour le secteur
cinématographique dans son ensemble.
(27
novembre 2007)
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L'arrêt de la Cour d'appel
confirme la protection du DVD
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Par
un arrêt rendu le 4 avril 2007,
la 4ème Chambre Section A de la Cour d'appel de Paris a confirmé
qu'il n'existe pas un droit de copier.
Les DVD ont toujours été protégés par des
mesures techniques de protection qui en empêchent la copie. A
la suite de la Cour de cassation, la Cour d'appel de Paris a jugé
qu'il n'y avait pas de droit de copier dont la violation aurait pu servir
de fondement à une action en justice des consommateurs.
Cet arrêt est en conformité avec les normes internationales
et européennes de droit d'auteur qui déterminent la nature
juridique de l'exception de copie privée.
Celle-ci s'en trouve, par voie de conséquence, mieux définie
dans des conditions qui protègent le support vidéo contre
la copie non autorisée à grande échelle.
(4
avril 2007)
Un bref rappel des faits
Un consommateur n'a pas pu effectuer de copie d'un DVD qu'il avait acquis.
Considérant qu'il bénéficiait d'un droit de copie
privée, ce consommateur a, conjointement avec l'UFC Que Choir,
assigné l'éditeur vidéo et le distributeur du DVD
en question.
Déboutés en première instance, le consommateur
et l'UFC Que Choisir ont obtenu gain de cause devant la Cour d'appel
de Paris le 22 avril 2005.
Les sociétés Universal Pictures Vidéo et StudioCanal,
ainsi que le Syndicat de l'Edition Vidéo, se sont alors pourvus
en cassation.
Le 28 février 2006, la Cour de cassation a cassé et annulé
dans toutes ses dispositions l'arrêt de la Cour d'appel de Paris,
ce qui a conduit une autre section de cette dernière à
statuer à nouveau.
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Comité Exécutif
du SEV
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Le
Conseil d'Administration du SEV, réuni le 30 mars, a élu
Mme Françoise Guyonnet, Directrice de la Vidéo France
de StudioCanal Vidéo, Vice-Présidente du Comité
Exécutif.
Elle
vient ainsi rejoindre les membres du Comité Exécutif d'ores
et déjà composé de :
- M. Philippe Bastard de Crisnay (Warner Home Video), Président
- Mme Pauline Grimaldi d'Esdra (Universal Pictures Video), Vice-Présidente
- M. Vincent Paul-Boncour (Carlotta Films), Vice-Président
- M. Pierre Brossard (TF1 Vidéo), Trésorier
(4
avril 2007)
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Le marché de la vidéo
: bilan 2006 et perspectives 2007
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Philippe
Bastard de Crisnay, Président, a présenté, le 15
février 2007 lors de la conférence-débat annuelle
du Syndicat de l'Edition Vidéo, le bilan 2006 et les perspectives
2007 du marché de la vidéo.
Vous
pourrez lire cette présentation en
cliquant ici.
(23
février 2007)
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Pour une réévaluation
de la chronologie des médias
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A
l'heure où se développent les modes dématérialisés
d'accès aux contenus, le Syndicat de l'Edition Vidéo (SEV),
qui regroupe les éditeurs d'uvres audiovisuelles et cinématographiques
sur support DVD, tient à rappeler l'importance de la fenêtre
d'exploitation exclusive du DVD au sein de la chronologie des médias.
La chronologie des médias désigne la succession des différents
modes d'exploitation d'un film à partir de sa sortie en salle.
Chaque mode, au premier rang desquels le DVD, permet d'engranger de
nouveaux revenus pour, in fine, financer la production cinématographique
française. Les fenêtres d'exploitation fixées par
la chronologie des médias sont complémentaires pour assurer
la vie d'une uvre de la salle au petit écran. Toutes ont
leur importance.
Or, dans le cadre des discussions actuelles en vue de la renégociation
de l'accord VOD du 20.12.2005, la fenêtre d'exploitation du DVD
va être impactée. Cette situation n'est pas sans poser
de problèmes pour l'avenir de la vidéo matérialisée,
qui est pourtant et restera durablement le mode majoritaire d'accès
aux contenus.
De plus, le SEV tient à souligner que la chronologie des médias
actuelle, qui prévoit la sortie d'un film en DVD 6 mois après
sa sortie en salle, est aujourd'hui inadaptée. De fait, la consommation
de films en particulier et de biens culturels en général
évolue. Un film reste en moyenne 3 semaines et demi à
l'écran et la concurrence entre les différents supports
culturels est toujours plus forte.
C'est pourquoi le SEV préconise de réévaluer la
chronologie des médias et en particulier la fenêtre d'exploitation
dont bénéficie le DVD.
(15
février 2007)
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Chiffres 2006 de la vidéo
: en dépit d'une baisse, le DVD résiste
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Le
Syndicat de l'Edition Vidéo (SEV), qui regroupe les éditeurs
et distributeurs d'uvres audiovisuelles et cinématographiques
éditées en DVD, observe en 2006, pour la deuxième
année consécutive, une baisse du marché de l'ordre
de 6% à 7% en valeur selon les premières données
dont il dispose. La baisse est de 4 % en volume.
A noter que le film est le genre le plus affecté par cette baisse
(-14% environ en valeur ) même si la part du film français
progresse légèrement. La part du hors film, quant à
elle, connaît une progression de l'ordre 11% en valeur, ce qui
s'explique notamment par le succès des séries TV.
En dépit du recul du marché lié notamment à
la piraterie, le DVD reste un formidable succès populaire. En
effet, environ 80% des ménages français sont équipés
d'un lecteur et 120 millions de supports ont été vendus
au cours de l'année 2006.
Aujourd'hui, les modes dématérialisés d'accès
aux contenus se développent et viendront demain compléter
l'offre DVD. Mais il restera le support incontournable car, même
au vu des estimations les plus optimistes, ces nouveaux modes de consommation
conserveront une place minoritaire.
Dans un contexte marqué en 2006 par les excellents résultats
du cinéma en salles, le SEV rappelle que le DVD contribue de
manière significative au financement du cinéma français
mais demeure un secteur fragilisé.
(19
janvier 2007)
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Distribution d'oeuvres sur
DVD : Le SEV s'indigne de l'annulation rétroactive des aides
de la commission européenne
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Le
Syndicat de l'Edition Vidéo (SEV), qui regroupe les éditeurs
et les distributeurs d'uvres audiovisuelles et cinématographiques
éditées sur DVD, s'indigne de la récente décision
de la Commission européenne par laquelle elle annule purement
et simplement l'appel à propositions du Programme Media relatif
au soutien automatique à la distribution transnationale d'uvres
audiovisuelles et de films européens sur supports VHS et DVD.
Cette décision est tout à fait contraire aux engagements
pris et est lourde de conséquences pour toutes les sociétés
européennes qui avaient répondu à cet appel.
Elle intervient alors que le Programme Media 2001-2005 avait été
prolongé jusqu'au 31 décembre 2006, que l'enveloppe budgétaire
avait été augmentée et que l'appel à propositions
était paru au Journal officiel de l'Union européenne du
24 décembre 2005 avec un délai de réponse au 15
avril 2006.
Cette annulation handicape la circulation des uvres européennes
en France, ainsi que des uvres françaises en Europe. C'est
l'idée européenne de la culture qui est ici gravement
mise en cause.Le SEV utilisera donc tous les recours possibles contre
cette décision et en appelle d'ores et déjà aux
autorités françaises pour qu'elles alertent la Commission
européenne et lui demandent de revoir sa position non seulement
pour 2006 mais également pour les années à venir.
(30
novembre 2006)
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Le marché de la vidéo
au premier semestre 2006
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Le
Syndicat de lEdition Vidéo (SEV), qui regroupe les éditeurs
et les distributeurs duvres audiovisuelles et cinématographiques
éditées sur DVD, annonce une baisse de 13,5% de son chiffre
daffaires sur la période janvier-juin 2006 et de 9% en
volume. Ces résultats confirment le recul enregistré en
2005, pour la première fois depuis 1986.
Ce recul sexplique par la moindre performance des films de cinéma
dont le taux de conversion salles/vidéo a baissé.
A noter cependant une nette progression du hors-film, qui atteint 28
% des ventes contre 20% au 1er semestre 2005. Cette évolution
est due en particulier à la montée en puissance des séries
TV qui voient leur part doubler, passant de 7% du marché total
à 14%.
On constate par ailleurs une forte diminution des offres de produits
à très bas prix.
Il ne faut néanmoins pas oublier que la baisse du marché
au premier semestre reflète limpact de la piraterie qui,
comme cela a été souligné à maintes reprises
lors du débat parlementaire autour de la loi DADVSI, doit plus
que jamais être combattue.
(18
septembre 2006)
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Le SEV satisfait de la décision
du Conseil Constitutionnel
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Le
Syndicat de lEdition Vidéo, qui regroupe les éditeurs
et distributeurs duvres audiovisuelles et cinématographiques
éditées sur supports vidéo (DVD
), prend acte
de la décision rendue jeudi 27 juillet par le Conseil Constitutionnel
sur la loi relative au droit dauteur et aux droits voisins dans
la société de linformation.
Alors que le secteur du DVD a connu pour la première fois en
2005 une baisse de son chiffre daffaires, le SEV rappelle la nécessité
dun système de sanctions efficace et dissuasif pour lutter
contre le piratage des uvres. La décision du Conseil Constitutionnel
ouvre la voie à létablissement dun tel dispositif.
Le Conseil précise également que les dispositions de la
loi « [ninterdisent] pas aux auteurs ou aux titulaires de
droits voisins de recourir à des mesures techniques de protection
limitant le bénéfice de lexception à une
copie unique, voire faisant obstacle à toute copie. »
Le SEV a toujours souligné la nécessité de prendre
en compte la spécificité du DVD, dont léconomie
repose sur labsence de copie. Modifier cet équilibre aurait
compromis gravement léconomie de la filière vidéo
comme le financement du cinéma français, auquel le DVD
contribue.
Le SEV souhaite maintenant que la loi soit promulguée dans les
meilleurs délais afin de transposer enfin en droit français
la directive européenne de 2001 et de garantir la protection
des uvres dans lenvironnement numérique.
(28
juillet 2006)
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Le SEV satisfait du vote de
la loi DADVSI, malgré les insuffisances du texte
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Le
Syndicat de lEdition Vidéo prend acte du vote solennel
de la loi relative au droit dauteur et aux droits voisins dans
la société de linformation.
Le SEV se félicite que la spécificité du DVD, notamment
son rôle significatif dans le financement du cinéma, ait
été reconnue et que le champ de lexception pour
copie privée nait pas été immodérément
et dangereusement étendu.
Le SEV déplore, en revanche, que le dispositif de lutte contre
la contrefaçon numérique ne semble pas offrir assez de
garanties defficacité. Alors que le secteur du DVD a connu
pour la première fois en 2005 une baisse de son chiffre daffaires,
la loi nest pas suffisamment dissuasive pour les adeptes du téléchargement
massif duvres cinématographiques sur Internet.
Le SEV sera attentif à ce que les décrets dapplication
comme la politique de lAutorité de Régulation des
Mesures Techniques tiennent effectivement compte de la singularité
du DVD.
Cest donc dans un esprit douverture au dialogue et de vigilance
que le SEV aborde les échéances réglementaires
et politiques des mois à venir.
(30
juin 2006)
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Comité Exécutif
du SEV
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Le
Comité Exécutif du Syndicat de lEdition Vidéo,
réuni le 13 juin, a le plaisir d'annoncer l'élection de
son nouveau Président, Monsieur Philippe Bastard de Crisnay,
Président de Warner Home Video.
Philippe Bastard de Crisnay prend ainsi la succession de Monsieur Thierry
Rogister, Président de Gaumont Columbia Tristar Home Video, qui
présidait le SEV depuis 2004 et dont le mandat n'était
pas renouvelable.
Par ailleurs, le Conseil d'Administration du SEV a élu, également
le 13 juin, Monsieur Vincent Paul-Boncour (Carlotta Films) Vice-Président
du SEV qui vient rejoindre les membres du Comité Exécutif
d'ores et déjà composé de :
- M. Philippe Bastard de Crisnay (Warner Home Video), Président
- Mme Pauline Grimaldi d'Esdra (Universal Pictures Video), Vice-Présidente
- M. Thierry Rogister ( Gaumont Columbia Tristar Home Video), Vice-Président
- M. Pierre Brossard (TF1 Vidéo), Trésorier
(15
juin 2006)
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Droits d'auteur et copie privée/Affaire
"Mulholland Drive"
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Arrêt
rendu par la Cour de cassation le 28 février 2006
La
première chambre civile de la Cour de cassation a prononcé
la cassation totale de l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du
22 avril 2005 (Affaire "Mulholland Drive"). La décision
rendue aujourd'hui consacre les engagements internationaux et européens
de la France. Elle constitue une avancée réelle dans le
débat sur le droit d'auteur et contribue à préserver
la chaîne de financement du cinéma français.
Un
bref rappel des faits
Un consommateur ayant acquis un DVD n'a pas pu en effectuer de copie.
Considérant qu'il était titulaire d'un prétendu
'droit de copie privée' et estimant ne pas avoir été
suffisamment informé à ce sujet, ce consommateur a, avec
la participation active de l'association U.F.C.-Que Choisir, assigné
l'éditeur vidéo et le distributeur.
D'abord intégralement déboutés en première
instance, le consommateur et U.F.C.-Que Choisir ont obtenu gain de cause
devant la Cour d'appel de Paris le 22 avril 2005. Les sociétés
Studio Canal et Universal Pictures Video, ainsi que le Syndicat de l'édition
vidéo, se sont ensuite pourvus en cassation.
Une
décision capitale au cur du débat actuel sur le
droit d'auteur et le projet de loi DADVSI
La Cour de cassation a cassé et annulé dans toutes ses
dispositions l'arrêt de la Cour d'appel de Paris et a confirmé
qu'il n'existait pas de copie privée à partir de DVD,
car celle-ci porte atteinte à l'exploitation normale de l'uvre
sur le marché. Il s'agit d'une application exemplaire du principe
du test en 3 étapes*.
Cette décision est en conformité avec les normes internationales
et européennes en vigueur et en particulier avec la directive
en cours de transposition.
Pour Jean Yves Mirski, Délégué général
du Syndicat de l'édition vidéo : 'Nous attendions cette
décision, qui est claire et rappelle de manière simple
la législation et son interprétation : elle valide notre
position et réaffirme la nécessaire protection du droit
d'auteur.'
*
Le test en trois étapes :
La législation internationale et européenne - notamment
la Convention de Berne pour la protection des uvres littéraires
et artistiques, ainsi que la directive européenne relative à
l'harmonisation des droits d'auteur et droits voisins dans la société
de l'information du 22 mai 2001 - prévoit que la copie privée
:
- doit être limitée à certains cas spéciaux
et ne doit pas être la situation statistiquement la plus appliquée
;
- ne doit pas porter atteinte à l'exploitation normale de l'uvre
;
- ne doit pas causer un préjudice injustifié aux intérêts
légitimes de l'auteur.
Ces conditions sont cumulatives.
Quelques
éléments complémentaires concernant l'exception
de copie privée et les mesures techniques de protection des uvres
L'exception de copie privée n'est conçue que pour une
utilisation privative, effectuée à partir d'une source
licite, comme la télévision - donc ne portant pas atteinte
au droit d'exploitation de l'uvre de l'auteur.
Cette exception a été introduite en droit français
par la loi du 11 mars 1957 et visait, à l'époque, les
partitions et textes écrits à l'usage exclusif des copistes.
Le public n'avait alors aucune possibilité technique de reproduction
mécanique comme on la conçoit aujourd'hui et la qualité
technique des copies n'était alors pas en mesure de causer un
préjudice aux titulaires de droits. Les moyens de reproduction
numérique ne se sont développés que très
récemment et aujourd'hui, les copies réalisées
sont des clones d'uvres, reproduisant l'original à l'identique
et sans perte de qualité.
Les mesures techniques de protection des uvres existent depuis
la création du DVD : elles sont nécessaires pour préserver
la chaîne de financement du cinéma et donc la qualité
et la diversité des uvres, dans l'intérêt
des consommateurs. C'est pourquoi la directive européenne relative
aux droits d'auteur et droits voisins reconnaît ces mesures techniques
de protection.
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Adhésion de Sony/BMG
et de Macrovision
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Le
Syndicat de l'Edition Vidéo, réuni en Conseil d'Administration
le 2 février, a le plaisir d'annoncer l'arrivée de deux
nouveaux membres :
- Sony/BMG en tant qu'éditeur vidéo qui rejoint ainsi
Arte France Développement, Buena Vista Home Entertainment France,
Carlotta Films, EMI Music France, First International Production, Fox
Pathé Europa, France Télévisions Distribution,
Gaumont Columbia Tristar Home Video, Gaumont Vidéo, Institut
National de lAudiovisuel, Mk2, Panorama (AB Disques Vidéo),
Paramount Home Entertainment, Pschent Music, Seven Sept , SND (M6 Vidéo),
StudioCanal Vidéo, TF1 Vidéo, UGC International, Universal
Pictures Video, Warner Home Video et Warner Vision France
- Macrovision au sein de son collège "Membres Associés"
qui réunit déjà Cinram, DHL Solutions (Stock Express),
KDG, Laboratoires Eclair, MPO, Préférence Interactive,
QOL, SNA et Sonopress
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Adhésion de Gaumont
Vidéo et Election du Comité Exécutif
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Jean
Yves Mirski, Délégué Général, et
les membres du Syndicat de l'Edition Vidéo, réunis en
Conseil d'Administration le 2 juin 2005, ont le plaisir dannoncer
d'une part l'adhésion de Gaumont Vidéo au titre de membre
actif, d'autre part l'élection du Comité Exécutif
dont la composition est la suivante :
Président
:
Thierry
Rogister, Président Directeur Général de Gaumont
Columbia Tristar Home Video
(ré-élu pour un mandat d'un an)
Vice-Présidents
:
Pauline
Grimaldi d'Esdra (Directeur Général de Fox Pathé
Europa)
Philippe Bastard de Crisnay (Directeur Général de Warner
Home Video)
Patrick Blin (Directeur Général de Paramount Home Entertainment)
(mandat de deux ans)
Trésorier
:
Pierre Brossard (Président Directeur Général de
TF1 Vidéo)
(mandat de deux ans)
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Communiqué sur les
chiffres du SEV du 1er trimestre 2005
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Les
éditeurs distributeurs vidéo membres du SEV ont réalisé,
au cours du premier trimestre 2005, un chiffre d'affaires gros hors
taxe de 281 millions d'euros, en progression de 8,1 % par rapport au
même trimestre de l'exercice précédent.
Les
quantités livrées aux points de ventes et aux vidéoclubs
ont représenté 30 millions d'unités, soit une progression
de 19,6 %.
Il
est à noter que le prix moyen a subi une érosion de 10
% par unité livrée. Cette baisse est générée
en grande partie par l'augmentation des ventes de coffrets (séries
télévision, coffrets thématiques...) qui offrent
un prix moyen, ramené par DVD inclus dans ces coffrets, inférieur
au prix habituellement observé pour les DVD vendus à l'unité.
Le
DVD représente désormais plus de 95 % des quantités
et du chiffre d'affaires de la totalité des vidéogrammes
livrés par les membres du SEV.
L'activité
locative connaît une baisse de chiffre d'affaires pour les membres
du SEV, de 4 %, en raison de la disparition du marché de la VHS
locative, alors que le chiffre d'affaires du DVD locatif seul connaît
une progression de 5 % par rapport à l'exercice précédent.
Il
est à noter que la consommation des ménages au cours du
premier trimestre 2005 a été particulièrement faible
dans la grande distribution ; à ce titre, les résultats
obtenus par les éditeurs membres du SEV démontrent qu'avec
une augmentation de 8,1 % de son chiffre d'affaires en valeur, le DVD
continue d'exercer un fort pouvoir d'attraction.
(2
mai 2005)
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Communiqué sur l'Arrêt
de la Cour d'Appel de Montpellier - Copie de films
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Le
Syndicat de l'Edition Vidéo a pris connaissance de l'arrêt
de la Cour d'Appel de Montpellier rendu ce jour qui confirme la décision
de relaxe prononcée par le Tribunal Correctionnel de Rodez.
A titre conservatoire, le SEV (comme les autres parties civiles) a décidé
de former un pourvoi en cassation.
Le SEV rappelle que le litige concerne des copies de films effectuées
sur CD dont partie provenait de téléchargements préalablement
effectués et qu'il considère que la copie, à partir
d'une source illicite comme peut l'être un site d'échanges
(ou de peer to peer) est toujours illégale.
On ne trouve pas dans la motivation de la Cour dAppel une réponse
à cette question.
(10
mars 2005)
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Communiqué sur le jugement
du Tribunal Correctionnel de Rodez
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Le
Syndicat de lEdition Vidéo, partie civile dans laffaire
de contrefaçon jugée par le Tribunal Correctionnel de
Rodez le 13 octobre 2004 communique :
Pas de revirement de jurisprudence sur le Peer to Peer :
il sagit dune affaire de reproduction sur supports physiques
.
Laffaire en cause ne constitue pas un revirement de jurisprudence
dans la problématique du Peer to Peer (telle que jugée
jusquà présent (*1)).
En effet, le prévenu était poursuivi, non pas pour
les échanges immatériels de fichiers sur lInternet
(Download, Upload), mais pour avoir gravé sur supports physiques
de nombreuses uvres. (* 2 )
Les faits de téléchargement nont pas été
établis à son encontre. et donc pas poursuivis. Le prévenu
a reconnu avoir effectué des copies en partie à partir
dexemplaires physiques contrefaits qui lui étaient remis
par des tiers.
Ce sont donc les seuls faits de reproduction subséquente sur
supports physiques (CD-Rom) qui ont été prouvés,
poursuivis à linitiative du Parquet et sur lesquels les
parties civiles ont demandé réparation.
Appel :
Une saisie incidente d |